Une bataille juridique impliquant Coinbase a récemment pris une nouvelle tournure. Un juge du Delaware a décidé que la poursuite d’un actionnaire contre certains des hauts dirigeants de l’échange pouvait continuer.
Cette affaire concerne la manière dont, il y a plusieurs années, des dirigeants de la société auraient utilisé des informations privilégiées pour protéger leur propre richesse, au détriment des investisseurs.
Le combat juridique remonte à avril 2021, lorsque la société a été introduite pour la première fois sur les marchés publics.
Contrairement à la plupart des entreprises, elle a choisi une introduction en bourse directe, qui diffère d’une offre publique initiale traditionnelle. Les actionnaires existants pouvaient également vendre leurs actions immédiatement et il n’y avait pas de périodes de blocage pour les empêcher de sortir.
Un juge du Delaware a statué vendredi qu’un procès d’actionnaire alléguant un délit d’initié contre plusieurs Coinbase Global Inc.
Le fondateur et PDG de Coinbase @brian_armstrong, qui dirige la plateforme depuis 2012, a vendu pour 291,9 millions de dollars d’actions lors de l’introduction en bourse directe de Coinbase en 2021 (une… pic.twitter.com/jxo49odeYG
— Degen Kid (@DegenKid4) 31 janvier 2026
Le procès affirme que les initiés ont pleinement profité de cette configuration, et l’actionnaire Adam Grabski, qui a initialement déposé la plainte originale, demande des réparations.
Il a allégué que les administrateurs ont vendu pour plus de 2,9 milliards de dollars d’actions et, selon le dossier, le PDG Brian Armstrong a lui-même vendu environ 291,8 millions de dollars.
Le directeur des opérations Emilie Choi et le co-fondateur Fred Ehrsam auraient également vendu des centaines de millions d’actions, et les plaignants pensent que ces dirigeants savaient que la valeur des actions était surévaluée avant que le public ne l’apprenne.
L’entreprise a tenté de mettre fin à cette affaire rapidement, et a constitué une commission spéciale de litige pour enquêter sur les réclamations.
Cette commission a passé dix mois à examiner les ventes d’actions et a finalement exonéré les administrateurs de toute faute.
Ils ont soutenu que les ventes étaient faibles et nécessaires à la liquidité du marché.
Cependant, la juge McCormick a relevé un problème avec la commission elle-même.
Un membre de la commission, Gokul Rajaram, a des liens étroits avec le membre du conseil Marc Andreessen. Pour contextualiser, Andreessen est l’une des personnes accusées dans le procès Coinbase.
Les dossiers montrent que Rajaram et Andreessen Horowitz ont participé à au moins 50 tours de financement ensemble depuis 2019, et la juge a noté que ces “liens étroits” créent un conflit d’intérêts.
Elle n’a pas accusé personne d’agir de mauvaise foi, mais a noté que l’absence d’indépendance totale était suffisante pour maintenir l’affaire en vie.
Le calendrier des ventes d’actions est également un point important. Lorsque la société est devenue publique, les actions ont commencé à se négocier à 381 dollars.
Cinq semaines plus tard, le prix a chuté de plus de 37 %. Cette chute s’est produite alors que l’entreprise révélait de nouveaux détails sur ses revenus. Elle a également annoncé un accord qui diluerait les actions existantes et, à la mi-mai, des milliards de dollars de valeur de marché avaient disparu.
Le procès pointe vers une évaluation fiscale interne bien inférieure au prix du marché, et les plaignants soutiennent que les administrateurs ont vu ces données et ont décidé de vendre avant le krach.
Alors que les plaignants affirment que Marc Andreessen aurait vendu pour 118,7 millions de dollars via sa société durant cette période, les défendeurs démentent fermement ces allégations.
Ils ont soutenu que le prix de l’action suit simplement le mouvement du Bitcoin, et ils insistent sur le fait qu’ils étaient “optimistes” quant à l’entreprise et n’ont vendu qu’une petite fraction de leurs avoirs.