Binance a soumis une demande d’autorisation en vertu du Règlement sur les marchés des crypto-actifs ((MiCA)) de l’Union européenne en Grèce, alors que les régulateurs du bloc avertissent que les délais de conformité approchent. Un porte-parole de Binance a confirmé que la plateforme a déposé une demande de licence MiCA et travaille actuellement avec l’autorité financière grecque, la Commission Hellenique des Marchés Financiers ((HCMC)). Selon la société, elle considère MiCA comme une étape constructive qui apporte une clarté réglementaire, une protection renforcée des utilisateurs et un cadre clair pour l’innovation durable dans le secteur de la finance numérique en Europe.
La démarche intervient alors que la pression monte sur les entreprises de crypto opérant dans l’UE pour formaliser leur statut réglementaire. Binance a souligné qu’elle accueille favorablement une coopération plus étroite avec les régulateurs européens et voit le nouveau cadre comme une opportunité de soutenir la croissance à long terme de l’écosystème crypto de la région.
France signale Binance au milieu des avertissements sur la période de transition
La demande en Grèce fait suite à un avertissement émis par l’Autorité des Marchés Financiers ((AMF)) de France le 13 janvier, qui a listé Binance parmi des dizaines d’entreprises crypto enregistrées en France mais pas encore licenciées en vertu de MiCA. L’AMF a rappelé aux entreprises que la période de transition du pays se terminera le 30 juin, après quoi les sociétés non conformes devront cesser leurs activités à partir de juillet.
Fondée en 2017, Binance reste la plus grande plateforme d’échange crypto centralisée au monde par volume de trading, avec un chiffre d’affaires quotidien moyen de près de $12 milliard. À mesure que l’application de MiCA s’accélère, les principales plateformes sont de plus en plus sous surveillance pour garantir leur conformité légale au sein de l’UE.
La Grèce n’a pas encore délivré de licences MiCA alors que l’adoption dans l’UE varie
Malgré la demande de Binance, la Grèce n’a pas encore délivré une seule licence MiCA à un fournisseur de services d’actifs cryptographiques, selon les données de l’Autorité européenne des marchés financiers. En revanche, l’Allemagne et les Pays-Bas sont actuellement en tête de l’UE en matière d’autorisations MiCA, tandis que la France a accordé un nombre plus restreint de licences jusqu’à présent.
Ce changement réglementaire plus large influence également les institutions financières traditionnelles. Récemment, la banque belge KBC a annoncé son intention de lancer le trading de Bitcoin et d’Ether en février, en déclarant qu’elle espère obtenir une licence MiCA en Belgique — un autre pays qui n’a pas encore délivré sa première autorisation dans le cadre du règlement. À l’approche des échéances, tant les entreprises crypto natives que les banques établies agissent rapidement pour se positionner dans le nouveau paysage réglementaire européen.