The New York Times : Musk considère SpaceX comme une caisse personnelle, prêtant 500 millions de dollars à taux très bas

Le rôle de la trésorerie privée de SpaceX

Le rapport indique que ce n’est pas la première fois que SpaceX joue le rôle de sauveteur pour l’empire commercial de Musk. Le New York Times a dressé une liste de transfusions de près de vingt ans :

  • En 2008, pendant la crise financière, SpaceX a prêté 20 millions de dollars à Tesla, offrant une bouffée d’air lorsque Tesla était au bord de la faillite.
  • Entre 2015 et 2016, SpaceX a violé ses propres règles internes en achetant pour un total de 255 millions de dollars d’obligations d’une autre entreprise liée à Musk, SolarCity, qui faisait alors face à un risque de défaut.
  • De plus, SpaceX a acheté 1 279 Tesla Cybertrucks, ce que l’on interprète généralement comme une stratégie pour augmenter les chiffres de vente de Tesla.

L’article conclut que la transaction la plus controversée pourrait être celle de 2025 : l’acquisition complète par SpaceX de xAI, une entreprise d’IA en perte de fonds appartenant à Musk, évaluée à environ 80 milliards de dollars, avec une plateforme X fusionnée évaluée à environ 33 milliards de dollars.

Le compte à rebours pour l’IPO : cette route s’arrêtera après la mise en marché

Le rapport du New York Times a été publié à un moment particulièrement sensible. SpaceX prévoit de s’introduire en bourse cet été, avec une valorisation comprise entre 1,75 et 2 billions de dollars, et une levée de fonds d’environ 75 milliards de dollars. Le dossier S-1 devrait être déposé en mai. Si tout se passe bien, ce sera la plus grande IPO de l’histoire des États-Unis.

Le rapport cite le contexte juridique, indiquant qu’une fois SpaceX cotée, selon la section 402 du Sarbanes-Oxley Act, il est explicitement interdit aux sociétés cotées de faire des prêts personnels à leurs hauts dirigeants. En d’autres termes, ces opérations deviendraient illégales après l’introduction en bourse, et la « voie rapide » de financement utilisée par Musk serait officiellement fermée après l’IPO.

Les experts en gouvernance : « C’est précisément le risque central d’un empire multi-entreprises »

Le rapport cite directement Ann Lipton, professeur de droit à l’Université du Colorado à Boulder : « Ce sont toutes des transactions conflictuelles. C’est précisément pourquoi investir dans une personne qui gère plusieurs entreprises est extrêmement risqué. » Michael Garland, directeur financier adjoint du fonds de pension de la ville de New York, a également critiqué la pratique de Musk d’utiliser ses actions Tesla comme garantie, estimant que cela rendait difficile de séparer les risques financiers de l’entreprise et personnels.

Dans la même enquête, un autre article du New York Times révèle que Musk a demandé à cinq banques d’IPO — Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley — d’acheter ses actions de xAI en échange de leur souscription, certains acceptant de payer plusieurs millions de dollars par an en abonnements.

Ce que le marché appelle « le chantage à l’abonnement Grok » renforce les soupçons d’un favoritisme de Musk dans ses relations d’affaires, alimentant la méfiance quant à ses transferts de bénéfices entre plusieurs entreprises.

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