La loi claire reste en suspens, les revenus des stablecoins deviennent le point de discorde majeur

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Écrit par : Chevalier de la Blockchain

En tant que législation centrale pour établir un cadre réglementaire complet des actifs numériques au niveau fédéral aux États-Unis, le « CLARITY Act » sera très probablement reporté à mai pour son examen.

Les progrès, initialement attendus à la fin avril, sont désormais devenus un test crucial pour voir si le Congrès peut finaliser les règles de régulation des cryptomonnaies pendant l’année électorale.

Cette loi vise à résoudre la dispute sur la compétence réglementaire dans le domaine des cryptomonnaies, en clarifiant la répartition des responsabilités entre la SEC et la CFTC. En juillet 2025, elle a été adoptée à une large majorité bipartite de 294 contre 134 à la Chambre des représentants, mais elle est bloquée depuis plusieurs mois au Sénat en raison de controverses sur le rendement des stablecoins.

La source du conflit réside dans une faille laissée par la « Genius Act ». Entrée en vigueur en juillet 2025, cette loi établit un cadre de réserve en monnaie fiduciaire 1:1 pour les stablecoins, mais ne précise pas si une plateforme tierce ou affiliée peut offrir des récompenses de rendement aux détenteurs de stablecoins.

Cette ambiguïté constitue un obstacle majeur à l’avancement d’un projet de loi clair. En substance, il s’agit pour les législateurs de décider si les stablecoins doivent uniquement servir d’outils de paiement sans rendement ou si la construction de produits financiers à rendement autour d’eux doit être autorisée.

Les données de la Maison Blanche ont intensifié les divergences. Le 8 avril, le rapport du Conseil économique national (CEA) a montré qu’une interdiction totale des rendements des stablecoins ne permettrait d’augmenter que de 2,1 milliards de dollars les prêts bancaires (une hausse de 0,02 %), tout en causant une perte nette de 800 millions de dollars pour les consommateurs. De plus, seulement 500 millions de dollars de ces nouveaux prêts iraient aux banques communautaires, ce qui affaiblit directement l’argument principal des banques contre les rendements des stablecoins.

Cependant, l’American Bankers Association continue de faire pression en alliance avec des groupes régionaux, demandant une interdiction totale des revenus liés aux stablecoins (y compris ceux des émetteurs, des affiliés et des tiers), craignant qu’ils ne détournent des dépôts bancaires. Ils ont même lancé une campagne publicitaire et organisé une lettre collective signée par 3 200 banquiers, affirmant que des clauses laxistes pourraient entraîner un transfert de 6,6 trillions de dollars de dépôts.

Le secteur de la cryptomonnaie s’oppose fermement à cette interdiction, arguant qu’elle renforcerait le monopole des banques traditionnelles sur les revenus. Des institutions comme Paradigm accusent l’industrie bancaire de retarder délibérément le processus pour tuer le projet de loi.

Le blocage entre les deux parties rappelle celui de la crise lors du sommet de la Maison Blanche en février, sans qu’aucun compromis n’ait été trouvé.

Le calendrier serré du Sénat aggrave encore l’incertitude quant à l’adoption de la loi. Sous la pression des banques, certains sénateurs ont demandé au comité bancaire du Sénat de repousser l’examen. Par ailleurs, à partir de mai, le Sénat devra faire face à des congés pour des affaires d’État et des vacances, et après août, l’attention législative se concentrera sur les élections de mi-mandat, laissant peu de temps pour l’examen et la coordination avec la version de la Chambre.

Actuellement, la plateforme de prévision décentralisée Polymarket indique que la probabilité que la loi soit adoptée cette année est passée de 82 % en février à 48 %.

L’avenir de la loi dépend de deux points : d’abord, si un compromis peut être trouvé sur le rendement des stablecoins, en bouchant la « faille » que les banques dénoncent tout en laissant de la place à l’industrie cryptographique ; ensuite, si le calendrier d’examen peut être avancé avant la saison électorale.

Si la controverse perdure, la loi pourrait devenir une entreprise inachevée de l’année électorale ; si un consensus rapide est trouvé, même avec un report à mai, son adoption reste envisageable.

Actuellement, la montée en puissance du lobbying bancaire, la contre-attaque de la Maison Blanche et le silence du Sénat pointent tous vers une question cruciale : la fixation du terme sur le rendement des stablecoins déterminera le destin final de cette législation clé dans le domaine des cryptomonnaies.

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