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Récemment, j'ai vu une donnée économique canadienne assez intéressante. En février de l'année dernière, le taux de chômage au Canada a connu une hausse notable, ce qui a en fait exercé une pression considérable sur la Banque centrale. Honnêtement, cette variation du taux de chômage à ce moment précis a effectivement perturbé le rythme initial de la politique monétaire de la banque centrale.
La situation à l'époque était la suivante — le taux de chômage est passé de 5,8 % en janvier, avec une volonté d'embauche clairement affaiblie dans les secteurs principaux. L'emploi dans le secteur manufacturier a connu une contraction continue pendant trois mois, la croissance dans les services a également ralenti de manière significative, et le secteur de la construction n'a pas été épargné, en raison de l'augmentation des coûts de financement et des retards dans les projets. Ces signaux de faiblesse dans ces secteurs combinés pointaient vers un problème plus vaste : le refroidissement du marché du travail dans son ensemble.
Habituellement, en février, on observe une reprise de l'emploi due au réchauffement climatique et à la reprise des secteurs saisonniers, mais cette année-là, la situation était nettement différente. Des conditions hivernales rigoureuses, des ajustements dans la chaîne d'approvisionnement, un ralentissement des dépenses de consommation — tous ces facteurs se sont superposés, brisant complètement le schéma habituel. La hausse du taux de chômage au Canada provenait de tous côtés.
Cela mettait le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, dans une position délicate. La double mission de la banque centrale exigeait à la fois de contrôler l'inflation et de maintenir l'emploi, mais à cette époque, les données sur l'inflation s'amélioraient tandis que le taux de chômage augmentait, ce qui constituait un dilemme politique classique. Les marchés financiers avaient déjà commencé à anticiper un éventuel report de la hausse des taux par la banque centrale, avec une baisse des rendements obligataires et un affaiblissement du dollar canadien. Le marché envoyait un message clair aux décideurs politiques : la hausse du taux de chômage ne pouvait pas être ignorée.
Du point de vue régional, la situation n’était pas uniforme. L’industrie manufacturière en Ontario était particulièrement touchée, mais l’économie diversifiée du Québec montrait une résilience relative. Les provinces liées à l’énergie faisaient face à leurs propres défis. Cela signifiait que la banque centrale ne traitait pas un problème national unifié, mais devait équilibrer entre différentes régions.
Les économistes de grandes institutions comme RBC, TD Bank, BMO insistaient tous sur l’impact de la rotation sectorielle et des différences régionales. Les économistes du département du travail de l’Université de Waterloo et de la University of Guelph soulignaient que derrière le chiffre apparent du taux de chômage se cachaient des facteurs plus complexes, comme le taux de participation et les défis de la mesure. Cela rendait la situation encore plus subtile.
À cette époque, la banque centrale devait probablement envisager plusieurs options : prolonger la pause, réviser ses orientations prospectives, ou ajuster ses priorités politiques. Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux devaient aussi réfléchir à la nécessité de renforcer les programmes de soutien à l’emploi ou d’ajuster les paramètres de l’assurance-emploi. Ce n’était pas une décision que la banque centrale pouvait prendre seule, cela nécessitait une coordination entre politique monétaire et politique fiscale.
En regardant en arrière, la performance du taux de chômage canadien durant cette période reflétait effectivement la transition de la reprise post-pandémique vers une phase d’expansion plus mature. La situation ressemblait quelque peu à la crise pétrolière de 2015-2016, mais, en raison d’un environnement inflationniste complètement différent, la difficulté de la réponse politique était bien plus grande. Cette expérience a également mis à l’épreuve la résilience de l’économie canadienne et la flexibilité des décideurs politiques.