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Le Bitcoin a franchi les 74 500 dollars, mais les traders professionnels sont-ils de nouveau optimistes ?
Le Bitcoin dépasse 74 500 dollars, mais les traders professionnels sont-ils redevenus haussiers ?
Date de mise à jour : 17 mars 2026
Conclusion principale
En résumé : cette nouvelle remontée du Bitcoin au-dessus de 74 500 dollars semble principalement alimentée par un « retour des fonds spot + flux net continu vers les ETF + couverture des positions short », plutôt que par un changement complet de la part des traders professionnels vers une stratégie haussière à effet de levier élevé.
Du côté du marché spot, la situation s’est nettement améliorée : le BTC affiche environ 73 655 dollars, avec un sommet intraday à 75 937 dollars ; les ETF Bitcoin spot américains ont enregistré un flux net positif sur 6 jours consécutifs du 9 au 16 mars, totalisant environ 962,8 millions de dollars, et depuis début mars (selon les jours de négociation jusqu’au 16 mars), un flux net d’environ 1,5313 milliard de dollars. Cela indique que la « vraie argent » acheteuse est de retour. Cependant, selon les indicateurs dérivés plus couramment utilisés par les traders professionnels, l’humeur ne s’est pas encore totalement retournée : d’un côté, les reports de marché montrent que la prime annualisée des futures BTC à un mois reste autour de 2 %, nettement en dessous de la zone neutre habituelle de 4 % à 8 % ; de l’autre, le marché d’options Deribit montre que le risk reversal à 25 delta reste nettement orienté put, ce qui indique que les fonds privilégient encore l’achat d’assurance contre la baisse. En clair, le marché spot se renforce, mais les dérivés restent hésitants.
1. Les ETF spot redevenus moteur principal
Ce mouvement haussier récent est principalement soutenu par le flux d’argent vers les ETF.
Selon Farside, les ETF Bitcoin spot américains ont enregistré, du 9 au 16 mars, des flux nets respectifs de 167,1 / 246,9 / 115,2 / 53,8 / 180,4 / 199,4 millions de dollars, formant une série de six jours consécutifs de flux positifs. Les produits BlackRock (IBIT) et Fidelity (FBTC) restent les principaux attracteurs. Ce signal est important : à moyen et long terme, les investisseurs institutionnels réinvestissent dans l’exposition au BTC, plutôt que de simplement pousser le prix via des contrats à effet de levier élevé.
Sur le plan structurel, la différence majeure entre les flux ETF et les positions à effet de levier est la suivante :
Ainsi, cette hausse n’est pas dénuée de fondement, mais elle reflète d’abord une « amélioration de la demande spot », plutôt qu’un « retournement massif des traders professionnels vers une stratégie haussière à effet de levier ».
2. Facteurs macro et géopolitiques redonnent à BTC une narration d’« actif de substitution »
Récemment, la situation au Moyen-Orient s’est intensifiée, impactant le prix du pétrole et la tolérance au risque global. Selon Reuters, les conflits liés à l’Iran ont fait remonter le prix du pétrole, alimentant les inquiétudes sur l’énergie et la réinflation ; parallèlement, les flux mondiaux se réorientent vers les fonds monétaires et les actifs refuges. Fait intéressant, dans ce contexte, le BTC n’a pas continué à chuter fortement, mais a au contraire repris de la force. Cela montre qu’une partie des fonds commence à considérer à nouveau le Bitcoin comme un « actif de substitution non souverain, transférable globalement ».
Cependant, cette logique n’est pas totalement solide : si le prix du pétrole continue de grimper et que l’inflation s’accroît, la Fed pourrait repousser ses hausses de taux, ce qui continuerait de peser sur la valorisation des actifs risqués. En somme, cette narration de « refuge » pour le BTC est plutôt une stratégie de rendement relatif à court terme, et non une déconnexion totale du macro.
3. La reprise comporte aussi une composante de couverture short
Le BTC, en repassant au-dessus de 74 000 dollars, n’est pas uniquement alimenté par de nouveaux achats longs, mais aussi par la couverture de positions short précédemment prises dans la panique. C’est crucial : la couverture short peut entraîner une hausse rapide, mais sa durabilité est incertaine.
En conséquence, lorsqu’on voit une hausse forte, il ne faut pas simplement y voir un « retournement haussier massif des traders professionnels ». Parfois, cela signifie simplement : Un marché initialement trop vide, qui est soudainement dynamisé par des achats spot et des événements à court terme.
Pour répondre à la question « Les traders professionnels ont-ils retrouvé une vision haussière ? », il ne faut pas se limiter aux graphiques en chandeliers, mais analyser les dérivés.
1. La prime des futures : pas encore de congestion haussière saine
Selon un rapport de Cointelegraph relayé par TradingView, après avoir dépassé 74 500 dollars, la prime annualisée des futures BTC à un mois reste autour de 2 %, bien en dessous de la zone neutre de 4 à 8 %. Que cela signifie-t-il ? Que les traders professionnels ne sont pas encore prêts à payer une prime plus élevée pour anticiper une hausse dans le mois à venir.
Par ailleurs, le graphique de Farside sur la base de la différence de prix entre contrats à terme sur plusieurs plateformes montre :
Ce profil est intéressant : les contrats à court terme ne sont pas très pessimistes, proches de la neutralité ; mais la base à plus long terme reste faible, ce qui indique que la confiance dans une hausse continue n’est pas encore totalement là.
En résumé, d’un point de vue des futures, il ne faut pas conclure que « les traders professionnels sont redevenus haussiers », mais plutôt que :
2. La skew des options : la demande de protection contre la baisse reste forte
Le rapport hebdomadaire de Deribit du 5 mars indique que le risk reversal à 7 jours et 25 delta reste orienté put à 9 %, ce qui montre que le marché privilégie encore la protection contre la baisse. De plus, selon un récent rapport de Cointelegraph/TradingView, le skew delta sur Deribit est d’environ 13 %, en zone de biais baissier depuis plusieurs semaines ; cela signifie que lorsque les fonds professionnels évitent la baisse, les options put ont une prime plus élevée que les calls.
Ce constat montre une réalité claire :
Ce n’est pas une attitude typique d’un marché en plein bull, mais plutôt :
3. La structure à moyen terme n’est pas totalement baissière : les positions options de mars montrent des signes de reprise
Selon un article du CME Group du 6 mars, l’intérêt ouvert pour les options BTC arrivant à échéance en mars est d’environ 660 millions de dollars pour les calls, contre 240 millions pour les puts, soit un ratio proche de 3:1.
Que cela signifie-t-il ?
Cela indique que le marché n’est pas « purement défensif ». Plus précisément, les traders à court terme adoptent une posture prudente, mais les positions à moyen terme commencent à se préparer à une reprise ou à une correction à la hausse.
En somme, la meilleure synthèse actuelle serait :
Autrement dit, les traders professionnels ne sont pas « redevenus totalement haussiers », mais ils ont changé d’attitude, passant d’une extrême pessimisme à une participation prudente.
C’est la question clé de cette vague de marché.
Raison 1 : Les risques macroéconomiques ne sont pas partis, ils se complexifient
Selon Reuters, la récente escalade au Moyen-Orient ravive les inquiétudes sur l’énergie, l’inflation et la croissance mondiale. Ce cocktail crée une situation délicate :
Ainsi, même si les fonds reconnaissent la remontée du Bitcoin à court terme, ils ne sont pas encore prêts à revenir massivement à une stratégie haussière à effet de levier.
Raison 2 : La politique n’a pas encore donné de signaux clairs
Reuters du 17 mars indique que Citi a abaissé ses objectifs de 12 mois pour le BTC de 143 000 à 112 000 dollars, en raison notamment d’un ralentissement de la législation sur la cryptomonnaie aux États-Unis. La fourchette de prix reflète cette incertitude :
Ce que ces chiffres signifient, ce n’est pas que « Citi est baissier sur le BTC », mais que :
Sans clarté réglementaire, les fonds professionnels préfèrent :
Raison 3 : Les cicatrices des pics de l’an dernier sont encore présentes
Beaucoup de positions à effet de levier ont été construites à des niveaux élevés, et la forte correction précédente a rendu les market makers et les fonds plus prudents. Pour passer d’un « rebond » à une « reprise de tendance », il faut généralement remplir trois conditions :
Or, ces conditions ne sont pas encore toutes réunies.
En synthèse, voici mon analyse du marché actuel du BTC :
En résumé :
Ce n’est pas une mauvaise chose. Au contraire, une hausse saine ne commence pas par une euphorie généralisée, mais par un prix qui monte d’abord, puis une correction de l’humeur.
Ce qu’il faut surveiller, ce n’est pas « la fin du rebond » mais la confusion entre « confirmation de rebond » et « retour à une vision haussière unanime ».
D’après les données actuelles, la seconde n’est pas encore là.
Sources (au 17 mars 2026)