Guerre et prix des actifs : la loi structurelle sur 35 ans (1990–2026)
—— La guerre modifie la volatilité, la monnaie détermine la direction Au cours des 35 dernières années, l'humanité a vécu : Guerre du Golfe Guerre en Afghanistan Guerre en Irak Guerre en Libye Crise de Crimée Guerre russo-ukrainienne Escalade du conflit israélo-palestinien Et plus récemment : intervention militaire des États-Unis au Venezuela (2026-01-03, selon une synthèse des actualités internationales) L'intuition de la majorité : la guerre change la tendance du marché. Mais lorsque nous plaçons : le graphique complet du S&P 500, du pétrole brut, de l'or sur une même ligne du temps, une vérité structurelle totalement différente apparaît : La guerre n'a presque jamais changé la tendance elle-même. Ce que la guerre modifie, c'est : la vitesse de la volatilité. Pas : la direction de la tendance. Première partie : Marchés américains — La guerre provoque des chocs, mais la tendance reste déterminée par le macroéconomique Commençons par le graphique complet du S&P 500 (1990–2026). Vous découvrirez un fait contre-intuitif : dans cet échantillon de 35 ans, la guerre elle-même n'a jamais seul mis fin à un marché haussier. Guerre du Golfe (17-01-1991) Avant le déclenchement de la guerre : le marché américain avait déjà connu une correction. Après le début de la guerre : l'incertitude s'est dissipée. Le marché entre dans un super cycle haussier dans les années 90. +400% de hausse. La guerre n'a pas créé le marché haussier, mais elle a mis fin à la phase d'incertitude. Guerre en Afghanistan (07-10-2001) Beaucoup pensent : la guerre a provoqué un effondrement du marché. Mais la structure réelle est : la bulle Internet avait déjà éclaté en 2000. Au moment de la guerre : le marché était en fin de marché baissier. Puis : la phase de consolidation s'est achevée au T4 2002–T1 2003. Guerre en Irak (20-03-2003) C'est l'un des cas les plus classiques. Au début de la guerre : le marché était encore en forte incertitude. Après la guerre : l'incertitude s'est dissipée. Toute l'année 2003 : le S&P 500 a augmenté de plus de 30%. Ce qui a lancé le cycle haussier 2003–2007. Guerre en Libye (19-03-2011) Au début de la guerre : le marché américain était en phase de reprise après la crise financière. La guerre a provoqué une volatilité à court terme, mais n'a pas changé la tendance de reprise, le marché a continué à monter. Guerre russo-ukrainienne (24-02-2022) Après le déclenchement : le marché américain a chuté à court terme, entrant en phase baissière en 2022. Mais ensuite : en 2023, la reprise s'est amorcée, et en 2024, de nouveaux records historiques ont été atteints. La guerre : n'a pas changé la tendance à long terme, elle n'a modifié que le rythme de la volatilité. Événement au Venezuela (03-01-2026) Au moment de l'intervention militaire : le marché américain était toujours dans la structure macroéconomique existante. Aucun retournement de tendance n'a été observé, la structure a perduré. Conclusion 1 : Sur l'échantillon de validation de 1990 à 2026 : La guerre influence la volatilité, mais le cycle macroéconomique détermine la tendance. La guerre peut accélérer la tendance, mais crée rarement la tendance elle-même. Deuxième partie : Pétrole brut — La guerre influence les attentes, ne détermine pas la direction à long terme Examinons maintenant le graphique du WTI. La règle est extrêmement claire : la hausse des prix du pétrole se produit généralement lors de la phase d'anticipation de la guerre, et non après sa réalisation. Guerre du Golfe Avant la guerre : le prix du pétrole augmente. Après la guerre : il entre dans une phase de recul. Guerre en Irak Avant la guerre : le prix du pétrole continue de monter. Après la guerre : il entre dans une phase de consolidation. Guerre en Libye Avant la guerre : le prix du pétrole atteint un sommet. Après la guerre : il entre dans un cycle de baisse à long terme. Guerre russo-ukrainienne Avant la guerre : le prix du pétrole monte jusqu'à 130 dollars. Après la guerre : il entre dans une phase de consolidation et de recul, revenant à une structure pilotée par l'offre et la demande. Événement au Venezuela (2026) Au moment de l'événement : le prix du pétrole n'a pas montré de hausse structurelle, il a continué selon le cycle d'offre et de demande existant. Conclusion 2 : La principale force motrice du prix du pétrole : ce sont les attentes de guerre, pas la guerre elle-même. Après la réalisation de la guerre : l'incertitude se dissipe, le prix du pétrole revient à être déterminé par l'offre et la demande. Troisième partie : Or — Refuge à court terme, déterminé par la monnaie à long terme La structure de l'or révèle une règle encore plus profonde : à court terme, l'or est influencé par la guerre, mais à long terme, par le cycle monétaire. La clé du prix à long terme de l'or : le taux d'intérêt réel. Et le taux d'intérêt réel : est déterminé par la politique monétaire. Guerre du Golfe Or : hausse à court terme en tant que refuge. Mais à cette époque, l'or était toujours dans une structure de marché baissier longue de 1980 à 1999. La guerre n'a pas changé la tendance à long terme. Guerre en Irak Or : hausse à court terme. Mais la véritable hausse à long terme provient : des cycles d'assouplissement monétaire mondiaux, pas de la guerre elle-même. Guerre en Libye Or : volatilité de refuge à court terme, puis retour à une structure pilotée par la monnaie. Guerre russo-ukrainienne Or : hausse à court terme. Puis retour à la domination du cycle monétaire. De 2023 à 2026, la super hausse de l'or, moteur principal : ce ne sont pas la guerre, mais : les variations du taux d'intérêt réel, les cycles du dollar, les changements dans la structure de la liquidité mondiale. Conclusion 3 : La direction à long terme de l'or : déterminée par la monnaie, non par la guerre. Quatrième partie : La loi structurelle unifiée des trois grands actifs En réunissant les trois graphiques, on peut dégager une règle claire : | Actif | Impact de la guerre | |--------|-----------------------------------------------------| | Marchés américains | Chocs à court terme, tendance à long terme déterminée par le macroéconomique | | Pétrole | Anticipation de guerre entraînant la hausse, la guerre elle-même ramenant à l'offre et la demande | | Or | Réaction de refuge à court terme, direction à long terme déterminée par la monnaie | Cinquième partie : Les trois variables clés qui déterminent réellement la tendance des actifs Ce ne sont pas la guerre. Mais : la liquidité, les taux d'intérêt, le cycle monétaire. La guerre : n'est qu'un déclencheur, pas un moteur. Sixième partie : La signification structurelle de l'événement au Venezuela Il s'agit d'un événement géopolitique extrême. Mais les trois grands actifs : n'ont pas changé de tendance à long terme, ce qui prouve encore une fois que : même un conflit majeur ne peut à lui seul déterminer la structure à long terme. La loi structurelle sur 35 ans n'a qu'une seule phrase : La guerre modifie la vitesse des prix, la monnaie détermine la direction des prix.
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Guerre et prix des actifs : la loi structurelle sur 35 ans (1990–2026)
—— La guerre modifie la volatilité, la monnaie détermine la direction
Au cours des 35 dernières années, l'humanité a vécu :
Guerre du Golfe
Guerre en Afghanistan
Guerre en Irak
Guerre en Libye
Crise de Crimée
Guerre russo-ukrainienne
Escalade du conflit israélo-palestinien
Et plus récemment : intervention militaire des États-Unis au Venezuela (2026-01-03, selon une synthèse des actualités internationales)
L'intuition de la majorité : la guerre change la tendance du marché.
Mais lorsque nous plaçons : le graphique complet du S&P 500, du pétrole brut, de l'or
sur une même ligne du temps, une vérité structurelle totalement différente apparaît :
La guerre n'a presque jamais changé la tendance elle-même.
Ce que la guerre modifie, c'est : la vitesse de la volatilité. Pas : la direction de la tendance.
Première partie : Marchés américains — La guerre provoque des chocs, mais la tendance reste déterminée par le macroéconomique
Commençons par le graphique complet du S&P 500 (1990–2026).
Vous découvrirez un fait contre-intuitif : dans cet échantillon de 35 ans,
la guerre elle-même n'a jamais seul mis fin à un marché haussier.
Guerre du Golfe (17-01-1991)
Avant le déclenchement de la guerre : le marché américain avait déjà connu une correction.
Après le début de la guerre : l'incertitude s'est dissipée.
Le marché entre dans un super cycle haussier dans les années 90. +400% de hausse.
La guerre n'a pas créé le marché haussier, mais elle a mis fin à la phase d'incertitude.
Guerre en Afghanistan (07-10-2001)
Beaucoup pensent : la guerre a provoqué un effondrement du marché.
Mais la structure réelle est : la bulle Internet avait déjà éclaté en 2000.
Au moment de la guerre : le marché était en fin de marché baissier.
Puis : la phase de consolidation s'est achevée au T4 2002–T1 2003.
Guerre en Irak (20-03-2003)
C'est l'un des cas les plus classiques. Au début de la guerre : le marché était encore en forte incertitude.
Après la guerre : l'incertitude s'est dissipée.
Toute l'année 2003 : le S&P 500 a augmenté de plus de 30%.
Ce qui a lancé le cycle haussier 2003–2007.
Guerre en Libye (19-03-2011)
Au début de la guerre : le marché américain était en phase de reprise après la crise financière.
La guerre a provoqué une volatilité à court terme, mais n'a pas changé la tendance de reprise, le marché a continué à monter.
Guerre russo-ukrainienne (24-02-2022)
Après le déclenchement : le marché américain a chuté à court terme, entrant en phase baissière en 2022.
Mais ensuite : en 2023, la reprise s'est amorcée, et en 2024, de nouveaux records historiques ont été atteints.
La guerre : n'a pas changé la tendance à long terme, elle n'a modifié que le rythme de la volatilité.
Événement au Venezuela (03-01-2026)
Au moment de l'intervention militaire : le marché américain était toujours dans la structure macroéconomique existante.
Aucun retournement de tendance n'a été observé, la structure a perduré.
Conclusion 1 : Sur l'échantillon de validation de 1990 à 2026 :
La guerre influence la volatilité, mais le cycle macroéconomique détermine la tendance.
La guerre peut accélérer la tendance, mais crée rarement la tendance elle-même.
Deuxième partie : Pétrole brut — La guerre influence les attentes, ne détermine pas la direction à long terme
Examinons maintenant le graphique du WTI.
La règle est extrêmement claire : la hausse des prix du pétrole se produit généralement lors de la phase d'anticipation de la guerre, et non après sa réalisation.
Guerre du Golfe
Avant la guerre : le prix du pétrole augmente.
Après la guerre : il entre dans une phase de recul.
Guerre en Irak
Avant la guerre : le prix du pétrole continue de monter.
Après la guerre : il entre dans une phase de consolidation.
Guerre en Libye
Avant la guerre : le prix du pétrole atteint un sommet.
Après la guerre : il entre dans un cycle de baisse à long terme.
Guerre russo-ukrainienne
Avant la guerre : le prix du pétrole monte jusqu'à 130 dollars.
Après la guerre : il entre dans une phase de consolidation et de recul, revenant à une structure pilotée par l'offre et la demande.
Événement au Venezuela (2026)
Au moment de l'événement : le prix du pétrole n'a pas montré de hausse structurelle, il a continué selon le cycle d'offre et de demande existant.
Conclusion 2 : La principale force motrice du prix du pétrole : ce sont les attentes de guerre, pas la guerre elle-même.
Après la réalisation de la guerre : l'incertitude se dissipe, le prix du pétrole revient à être déterminé par l'offre et la demande.
Troisième partie : Or — Refuge à court terme, déterminé par la monnaie à long terme
La structure de l'or révèle une règle encore plus profonde : à court terme, l'or est influencé par la guerre, mais à long terme, par le cycle monétaire. La clé du prix à long terme de l'or : le taux d'intérêt réel.
Et le taux d'intérêt réel : est déterminé par la politique monétaire.
Guerre du Golfe
Or : hausse à court terme en tant que refuge.
Mais à cette époque, l'or était toujours dans une structure de marché baissier longue de 1980 à 1999.
La guerre n'a pas changé la tendance à long terme.
Guerre en Irak
Or : hausse à court terme.
Mais la véritable hausse à long terme provient : des cycles d'assouplissement monétaire mondiaux, pas de la guerre elle-même.
Guerre en Libye
Or : volatilité de refuge à court terme, puis retour à une structure pilotée par la monnaie.
Guerre russo-ukrainienne
Or : hausse à court terme.
Puis retour à la domination du cycle monétaire.
De 2023 à 2026, la super hausse de l'or, moteur principal : ce ne sont pas la guerre, mais :
les variations du taux d'intérêt réel,
les cycles du dollar,
les changements dans la structure de la liquidité mondiale.
Conclusion 3 :
La direction à long terme de l'or : déterminée par la monnaie, non par la guerre.
Quatrième partie : La loi structurelle unifiée des trois grands actifs
En réunissant les trois graphiques, on peut dégager une règle claire :
| Actif | Impact de la guerre |
|--------|-----------------------------------------------------|
| Marchés américains | Chocs à court terme, tendance à long terme déterminée par le macroéconomique |
| Pétrole | Anticipation de guerre entraînant la hausse, la guerre elle-même ramenant à l'offre et la demande |
| Or | Réaction de refuge à court terme, direction à long terme déterminée par la monnaie |
Cinquième partie : Les trois variables clés qui déterminent réellement la tendance des actifs
Ce ne sont pas la guerre. Mais : la liquidité, les taux d'intérêt, le cycle monétaire.
La guerre : n'est qu'un déclencheur, pas un moteur.
Sixième partie : La signification structurelle de l'événement au Venezuela
Il s'agit d'un événement géopolitique extrême.
Mais les trois grands actifs : n'ont pas changé de tendance à long terme, ce qui prouve encore une fois que : même un conflit majeur ne peut à lui seul déterminer la structure à long terme.
La loi structurelle sur 35 ans n'a qu'une seule phrase :
La guerre modifie la vitesse des prix, la monnaie détermine la direction des prix.