Rigetti Computing (NASDAQ : RGTI) a commencé 2026 sur une note morose, avec une chute de 18 % de son action au cours du mois. Bien que le contexte général du marché ait joué un rôle, cette baisse reflète une convergence de vents contraires spécifiques à l’entreprise et de pressions concurrentielles qui ont ébranlé la confiance des investisseurs dans cette spéculation sur l’informatique quantique.
L’année écoulée a été une véritable montagne russe pour les actionnaires de Rigetti — l’action a plongé début 2025, puis a grimpé de plus de 500 % à partir de ses creux d’avril avant de céder la majorité de ses gains à la fin de l’année. La correction de janvier suggère que l’élan pourrait s’essouffler alors que les investisseurs réévaluent les catalyseurs à court terme de l’entreprise et sa position concurrentielle.
Le retard sur le produit et la contre-mesure d’IonQ
Rigetti avait fixé des attentes ambitieuses pour 2026, avec le lancement prévu du Cepheus-1-108Q, son système d’informatique quantique le plus puissant à ce jour. Au lieu de cela, la société a annoncé un report au moins jusqu’à la fin du premier trimestre, invoquant la nécessité d’un affinage supplémentaire.
Sur le papier, un report de quelques mois peut sembler routinier. Mais dans le domaine de l’informatique quantique, la perception du progrès technologique est primordiale. L’industrie participe à une course à enjeux élevés où plusieurs approches rivalisent pour résoudre des défis d’ingénierie fondamentaux. Tout faux pas indique aux investisseurs qu’une entreprise pourrait prendre du retard dans ce cycle de développement critique.
Par ailleurs, le concurrent IonQ a pris une initiative stratégique qui remet directement en cause l’un des principaux avantages de Rigetti. IonQ a finalisé une acquisition de 1,8 milliard de dollars pour internaliser la fabrication de puces — une capacité d’intégration verticale que Rigetti avait positionnée comme un différenciateur concurrentiel. Avec IonQ désormais capable de contrôler sa chaîne de fabrication, l’avantage revendiqué par Rigetti devient moins distinctif, ce qui met une pression sur son récit d’investissement.
La vague de vente technologique plus large fait des ravages
Rigetti n’a pas affronté ces vents contraires isolément. Le mois de janvier s’est avéré difficile pour les actions technologiques spéculatives en général, alors que les investisseurs réajustaient leurs attentes concernant les dépenses en intelligence artificielle.
Le rapport trimestriel de Microsoft de janvier illustre la tension qui règne dans le secteur. La société a affiché une croissance solide de ses revenus et bénéfices, dépassant Wall Street sur les deux métriques. Cependant, la révélation que Microsoft avait déjà engagé 72 milliards de dollars en dépenses d’investissement au cours de la première moitié de son année fiscale — avec l’IA représentant la majorité de ces investissements — a suscité des interrogations parmi les investisseurs.
L’inquiétude ne porte pas sur la solidité financière de Microsoft, mais plutôt sur le rendement de cet investissement massif. Malgré un marketing agressif et une expansion infrastructurelle, l’adoption de l’IA reste limitée chez les utilisateurs finaux. La croissance du cloud, moteur traditionnel de l’expansion de Microsoft, est soit plate, soit en déclin par rapport aux années précédentes. Ce décalage entre l’intensité des dépenses et les retours économiques visibles a rendu les investisseurs nerveux quant à la viabilité du récit actuel sur le boom de l’IA.
Pour des actions spéculatives comme Rigetti, avec des valorisations extrêmes et aucune rentabilité actuelle, tout recul de l’appétit pour le risque entraîne une pression de vente immédiate. Lorsque les investisseurs en croissance perdent confiance dans la capacité des grands acteurs à monétiser leurs investissements, ils ont tendance à abandonner complètement les paris plus petits et plus risqués.
La question de la valorisation en suspens
La baisse de l’action de Rigetti reflète une réévaluation fondamentale de ce que les investisseurs en informatique quantique devraient être prêts à payer aujourd’hui. La société reste profondément non rentable, avec une valorisation qui ne peut être justifiée que si des applications commerciales significatives de l’informatique quantique se matérialisent dans les années à venir.
La combinaison des retards sur les produits, des revers concurrentiels et du scepticisme plus large concernant les dépenses technologiques spéculatives suggère que le profil risque-rendement a changé. Pour la plupart des investisseurs, attendre des preuves plus concrètes du leadership technologique de Rigetti — ou de l’approche d’une véritable viabilité commerciale de l’informatique quantique — pourrait être la démarche la plus prudente.
La course à l’informatique quantique est loin d’être terminée, et des avancées technologiques pourraient encore valider la foi des croyants d’aujourd’hui. Mais la chute de 18 % en janvier souligne que le marché est moins indulgent face aux faux pas dans cette compétition à enjeux élevés.
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Trois forces derrière la chute de 18 % de l'action de Rigetti en janvier 2026
Rigetti Computing (NASDAQ : RGTI) a commencé 2026 sur une note morose, avec une chute de 18 % de son action au cours du mois. Bien que le contexte général du marché ait joué un rôle, cette baisse reflète une convergence de vents contraires spécifiques à l’entreprise et de pressions concurrentielles qui ont ébranlé la confiance des investisseurs dans cette spéculation sur l’informatique quantique.
L’année écoulée a été une véritable montagne russe pour les actionnaires de Rigetti — l’action a plongé début 2025, puis a grimpé de plus de 500 % à partir de ses creux d’avril avant de céder la majorité de ses gains à la fin de l’année. La correction de janvier suggère que l’élan pourrait s’essouffler alors que les investisseurs réévaluent les catalyseurs à court terme de l’entreprise et sa position concurrentielle.
Le retard sur le produit et la contre-mesure d’IonQ
Rigetti avait fixé des attentes ambitieuses pour 2026, avec le lancement prévu du Cepheus-1-108Q, son système d’informatique quantique le plus puissant à ce jour. Au lieu de cela, la société a annoncé un report au moins jusqu’à la fin du premier trimestre, invoquant la nécessité d’un affinage supplémentaire.
Sur le papier, un report de quelques mois peut sembler routinier. Mais dans le domaine de l’informatique quantique, la perception du progrès technologique est primordiale. L’industrie participe à une course à enjeux élevés où plusieurs approches rivalisent pour résoudre des défis d’ingénierie fondamentaux. Tout faux pas indique aux investisseurs qu’une entreprise pourrait prendre du retard dans ce cycle de développement critique.
Par ailleurs, le concurrent IonQ a pris une initiative stratégique qui remet directement en cause l’un des principaux avantages de Rigetti. IonQ a finalisé une acquisition de 1,8 milliard de dollars pour internaliser la fabrication de puces — une capacité d’intégration verticale que Rigetti avait positionnée comme un différenciateur concurrentiel. Avec IonQ désormais capable de contrôler sa chaîne de fabrication, l’avantage revendiqué par Rigetti devient moins distinctif, ce qui met une pression sur son récit d’investissement.
La vague de vente technologique plus large fait des ravages
Rigetti n’a pas affronté ces vents contraires isolément. Le mois de janvier s’est avéré difficile pour les actions technologiques spéculatives en général, alors que les investisseurs réajustaient leurs attentes concernant les dépenses en intelligence artificielle.
Le rapport trimestriel de Microsoft de janvier illustre la tension qui règne dans le secteur. La société a affiché une croissance solide de ses revenus et bénéfices, dépassant Wall Street sur les deux métriques. Cependant, la révélation que Microsoft avait déjà engagé 72 milliards de dollars en dépenses d’investissement au cours de la première moitié de son année fiscale — avec l’IA représentant la majorité de ces investissements — a suscité des interrogations parmi les investisseurs.
L’inquiétude ne porte pas sur la solidité financière de Microsoft, mais plutôt sur le rendement de cet investissement massif. Malgré un marketing agressif et une expansion infrastructurelle, l’adoption de l’IA reste limitée chez les utilisateurs finaux. La croissance du cloud, moteur traditionnel de l’expansion de Microsoft, est soit plate, soit en déclin par rapport aux années précédentes. Ce décalage entre l’intensité des dépenses et les retours économiques visibles a rendu les investisseurs nerveux quant à la viabilité du récit actuel sur le boom de l’IA.
Pour des actions spéculatives comme Rigetti, avec des valorisations extrêmes et aucune rentabilité actuelle, tout recul de l’appétit pour le risque entraîne une pression de vente immédiate. Lorsque les investisseurs en croissance perdent confiance dans la capacité des grands acteurs à monétiser leurs investissements, ils ont tendance à abandonner complètement les paris plus petits et plus risqués.
La question de la valorisation en suspens
La baisse de l’action de Rigetti reflète une réévaluation fondamentale de ce que les investisseurs en informatique quantique devraient être prêts à payer aujourd’hui. La société reste profondément non rentable, avec une valorisation qui ne peut être justifiée que si des applications commerciales significatives de l’informatique quantique se matérialisent dans les années à venir.
La combinaison des retards sur les produits, des revers concurrentiels et du scepticisme plus large concernant les dépenses technologiques spéculatives suggère que le profil risque-rendement a changé. Pour la plupart des investisseurs, attendre des preuves plus concrètes du leadership technologique de Rigetti — ou de l’approche d’une véritable viabilité commerciale de l’informatique quantique — pourrait être la démarche la plus prudente.
La course à l’informatique quantique est loin d’être terminée, et des avancées technologiques pourraient encore valider la foi des croyants d’aujourd’hui. Mais la chute de 18 % en janvier souligne que le marché est moins indulgent face aux faux pas dans cette compétition à enjeux élevés.