Bitcoin, or le “vieux argent”, l’or et le dollar : le face-à-face de trois “anciens” financiers



Chaque fois que le journal de nuit évoque le bitcoin, l’or ou le dollar, les commentaires en arrière-plan sur leurs disputes ne cessent pas. Aujourd’hui, nous allons les mettre tous ensemble sur la table.

Imaginez un instant que nous réalisons un documentaire sur le système financier mondial. Le bitcoin, l’or et le dollar seraient alors trois protagonistes qui apparaissent régulièrement côte à côte, se regardant en coin, sans vraiment s’apprécier.

Leurs débats ne portent jamais uniquement sur la fluctuation des prix, mais sur une question plus fondamentale : qu’est-ce que l’argent, au fond ?

Commençons par le bitcoin.

À ses débuts, le bitcoin ne ressemblait pas du tout à la finance traditionnelle. Il n’a pas de banque centrale, pas de gouvernement, pas de service client. Il n’y a que du code, des algorithmes, et une phrase souvent répétée : « In math we trust. » (Nous faisons confiance aux mathématiques.)

Pour ses supporters, il s’agit presque d’une expérience parfaite de monnaie : une quantité limitée (21 millions d’unités, inscrites en dur dans le code), décentralisée (sans l’aval d’un pays ou d’une banque centrale), utilisable partout dans le monde. Sa seule revendication : « Tant que l’humanité croira en la mathématique et en la confiance collective, il aura de la valeur. » Mais ses problèmes sont aussi évidents : une volatilité extrême ; en période de marché haussier, on parle de révolution, en période baissière, on ne peut que croire.

Ainsi, le bitcoin ressemble davantage à un adolescent un peu prétentieux qui se voit comme “la monnaie du futur”, avec une vision avancée, mais dont la réalité le rattrape souvent.

Passons à l’or.

Comparé au bitcoin, l’or est presque un “vieux routier” dans le monde de la finance. Il n’a pas besoin d’électricité, ni d’Internet, ni de mises à jour. Dans l’histoire de l’humanité, l’or a traversé énormément de choses : changements de dynasties, effondrements monétaires, guerres et inflations. Il reste discret, et son attitude est toujours la même : « À chaque crise, vous finissez toujours par revenir me voir. »

Sa rareté naturelle est son plus grand atout, mais ses défauts sont aussi évidents : il ne génère pas d’intérêt, sa liquidité et son efficacité sont faibles, ce qui le rend un peu “lente” à l’ère numérique. L’or ressemble donc à une pierre angulaire du système financier : il ne vous rend pas riche rapidement, mais il vous évite de tout perdre.

Enfin, le dollar.

Le dollar est plutôt comme un pragmatique en costume, avec un porte-avions derrière lui. Il ne cherche pas à participer à des débats philosophiques. Sa logique est simple et brutale : « En étant le bras armé du “gendarme du monde”, il est indispensable pour le commerce mondial, le règlement de l’énergie, la dette internationale. » La valeur du dollar ne repose pas sur sa rareté, mais sur la crédibilité du pays, son système fiscal, ainsi que ses forces militaires, financières et institutionnelles.

Tant que l’ordre mondial actuel perdure, et que les États-Unis maintiennent une gouvernance relativement stable, le dollar reste la monnaie de référence mondiale. Même si la tendance à “dollariser” ou à réduire la dépendance au dollar s’intensifie, la réalité est qu’aucune alternative meilleure n’a encore émergé dans le système actuel.

Peu importe la dispute entre ces trois “anciens” actifs, l’essentiel n’est pas de savoir qui est “le plus fort”, mais de répondre à une question fondamentale : d’où vient la valeur ? La valeur du bitcoin repose sur la mathématique et la confiance collective ; celle de l’or sur la rareté naturelle et l’histoire ; et celle du dollar sur la crédibilité nationale et la puissance institutionnelle.

En comprenant cela, on réalise que ces trois formes d’argent ne se remplacent pas mutuellement, mais qu’elles sont des outils adaptés à différents scénarios.

Lorsque l’inflation monte ou que les risques géopolitiques s’intensifient, la présence de l’or devient plus visible ; lorsque le commerce mondial et les flux de capitaux continuent de fonctionner, le dollar reste incontournable comme moyen de règlement ; mais lorsque la confiance dans le système s’effrite ou que des risques extrêmes sont évoqués, le bitcoin, en tant que monnaie libre, refait surface.

C’est aussi pour cela que, dans une allocation d’actifs réelle, l’argent intelligent ne choisit pas forcément un “camp”, mais opte pour une “combinaison”.

Ainsi, le bitcoin, l’or et le dollar ne sont pas en compétition pour éliminer l’un ou l’autre, mais ils représentent des outils en fonction de l’époque, des risques, et des méthodes pour faire face à l’incertitude.

Les débats financiers peuvent sembler animés, mais ce qui importe réellement, ce n’est pas de prendre parti, mais de comprendre pourquoi l’on mise, et sur quoi.

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