Pendant des décennies, les couples mariés avaient accès à une stratégie précieuse pour maximiser leurs prestations de conjoint de la sécurité sociale. Cette approche, connue communément sous le nom de « faille », permettait à un conjoint de réclamer ses prestations à l’âge de la retraite à taux plein tandis que l’autre retardait son propre versement jusqu’à 70 ans, puis basculait entre ses propres prestations et celles de son conjoint. Cependant, cette opportunité a été effectivement fermée en 2024 lorsque les derniers retraités éligibles—ceux qui ont atteint 70 ans le 1er janvier 2024—ont utilisé cette méthode pour la dernière fois. Toute personne née après le 1er janvier 1954 ne peut plus accéder à cette stratégie en raison des changements mis en œuvre par le Bipartisan Budget Act de 2015.
Comprendre ce que la faille permettait
La faille aujourd’hui expirée fonctionnait grâce à une stratégie exploitant les règles de l’Administration de la sécurité sociale d’une manière spécifique. Un couple marié pouvait structurer sa stratégie de réclamation de façon à ce que le conjoint ayant le revenu le plus élevé reporte sa demande jusqu’à 70 ans, accumulant ainsi des crédits de retard de retraite qui augmentaient considérablement leur versement mensuel. Pendant ce temps, le conjoint ayant un revenu moindre pouvait réclamer des prestations de conjoint réduites plus tôt. Lorsque le principal revenu atteignait 70 ans, il pouvait maximiser son propre montant de prestation, tandis que le versement du conjoint secondaire restait lié au dossier du bénéficiaire principal.
Cette approche représentait une méthode sophistiquée pour optimiser le revenu familial pendant la retraite. Par exemple concret : si la prestation de retraite complète d’un conjoint était de 2 000 $ par mois à 67 ans, la reporter jusqu’à 70 pourrait augmenter ce montant de façon significative grâce aux crédits de retard. La prestation de conjoint, quant à elle, resterait plafonnée à 50 % du montant de la retraite complète du bénéficiaire principal—créant une asymétrie que les couples ont appris à gérer.
Le changement de politique et son impact
Lorsque le Congrès a adopté le Bipartisan Budget Act de 2015, les règles ont changé pour toute personne atteignant 62 ans après le 1er janvier 2016. Ce changement législatif a éliminé la possibilité d’utiliser la stratégie de prestations de conjoint de la sécurité sociale de la manière traditionnelle. La transition a été progressive—la faille est restée accessible pour ceux déjà « hérités » du dispositif, mais aucun nouveau retraité ne pouvait y accéder. En 2024, la dernière fenêtre s’est fermée.
L’impact a été significatif car les couples mariés ont perdu un outil de planification précieux. Sans cette faille, ils doivent désormais employer d’autres stratégies pour coordonner leurs décisions de réclamation et maximiser le total combiné de leurs prestations.
Nouvelles approches pour les couples mariés aujourd’hui
Puisque la faille des prestations de conjoint de la sécurité sociale n’existe plus, les couples mariés doivent recourir à des tactiques alternatives. Voici trois approches essentielles :
Planifiez votre stratégie de réclamation en collaboration
La base de la planification moderne de la sécurité sociale pour les couples mariés repose sur une coordination attentive. La sécurité sociale verse toujours la prestation la plus élevée : celle de l’individu ou celle du conjoint. Selon Matthew Allen, co-fondateur et directeur général de Social Security Advisors, « il est crucial pour les couples mariés de faire une planification de la sécurité sociale. »
Les couples devraient créer des comptes en ligne auprès de l’Administration de la sécurité sociale pour examiner les prestations estimées à différents âges de réclamation. Cela permet une prise de décision éclairée sur le conjoint qui doit réclamer en premier et quand le second doit déposer sa demande. La décision du moment devient plus critique que jamais, puisque les couples ne peuvent plus compter sur l’ancienne stratégie pour maximiser leurs versements combinés.
Comprenez le coût d’une réclamation trop précoce
L’une des décisions les plus importantes concerne le moment de commencer à percevoir. Bien que l’âge de la retraite à taux plein soit actuellement de 67 ans pour la majorité des travailleurs, il est possible de déposer une demande dès 62 ans. Cependant, ce choix entraîne une pénalité permanente. Déposer cinq ans plus tôt réduit la prestation d’environ 30 %.
Considérez ce scénario : si votre prestation de retraite complète est de 2 000 $ par mois à 67 ans, la réclamer à 62 réduirait ce montant à vie à 1 400 $. Cette pénalité ne s’applique pas seulement au principal revenu, mais aussi à leur conjoint. Lorsqu’un conjoint ayant un revenu moindre dépose sa demande à 62 ans, sa prestation de conjoint—qui est déjà limitée à 50 % du montant de la retraite complète du bénéficiaire principal—subit une réduction permanente. Cet effet cumulatif rend la réclamation précoce coûteuse pour de nombreux couples.
Reconnaître que attendre jusqu’à 70 ans n’est pas toujours optimal
Bien que l’attente pour réclamer la sécurité sociale augmente généralement le montant mensuel, l’âge optimal de réclamation varie selon le ménage. Retarder jusqu’à 70 ans maximise le montant de la prestation grâce aux crédits de retard accumulés, mais les prestations de conjoint fonctionnent selon des règles différentes.
Le montant maximal d’un conjoint est plafonné à 50 % de la prestation de retraite complète du bénéficiaire principal. Même si le principal revenu attend jusqu’à 70 ans, la part du conjoint reste plafonnée. Cette limite structurelle signifie que le conjoint secondaire pourrait trouver un âge de réclamation différent plus avantageux en fonction de l’espérance de vie, des besoins du ménage et d’autres facteurs. Les couples doivent évaluer si attendre jusqu’à 70 ans optimise réellement leur situation spécifique ou si réclamer à l’âge de la retraite à taux plein ou à un autre moment est plus judicieux.
Aller de l’avant sans la faille
La fin de la faille des prestations de conjoint de la sécurité sociale oblige les couples à être plus stratégiques que jamais. Sans cet outil de planification, la réussite dépend de la compréhension de l’impact de l’âge de réclamation sur les versements, de la reconnaissance des pénalités permanentes liées à une réclamation précoce, et de la prise en compte du fait que la prestation maximale du conjoint comporte des limites inhérentes. Collaborer avec un conseiller financier ou l’Administration de la sécurité sociale peut aider les couples à modéliser différents scénarios et à prendre des décisions alignées sur leurs objectifs de retraite.
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La faille dans les prestations de conjoint de la sécurité sociale : ce qui a changé et pourquoi c'est important
Pendant des décennies, les couples mariés avaient accès à une stratégie précieuse pour maximiser leurs prestations de conjoint de la sécurité sociale. Cette approche, connue communément sous le nom de « faille », permettait à un conjoint de réclamer ses prestations à l’âge de la retraite à taux plein tandis que l’autre retardait son propre versement jusqu’à 70 ans, puis basculait entre ses propres prestations et celles de son conjoint. Cependant, cette opportunité a été effectivement fermée en 2024 lorsque les derniers retraités éligibles—ceux qui ont atteint 70 ans le 1er janvier 2024—ont utilisé cette méthode pour la dernière fois. Toute personne née après le 1er janvier 1954 ne peut plus accéder à cette stratégie en raison des changements mis en œuvre par le Bipartisan Budget Act de 2015.
Comprendre ce que la faille permettait
La faille aujourd’hui expirée fonctionnait grâce à une stratégie exploitant les règles de l’Administration de la sécurité sociale d’une manière spécifique. Un couple marié pouvait structurer sa stratégie de réclamation de façon à ce que le conjoint ayant le revenu le plus élevé reporte sa demande jusqu’à 70 ans, accumulant ainsi des crédits de retard de retraite qui augmentaient considérablement leur versement mensuel. Pendant ce temps, le conjoint ayant un revenu moindre pouvait réclamer des prestations de conjoint réduites plus tôt. Lorsque le principal revenu atteignait 70 ans, il pouvait maximiser son propre montant de prestation, tandis que le versement du conjoint secondaire restait lié au dossier du bénéficiaire principal.
Cette approche représentait une méthode sophistiquée pour optimiser le revenu familial pendant la retraite. Par exemple concret : si la prestation de retraite complète d’un conjoint était de 2 000 $ par mois à 67 ans, la reporter jusqu’à 70 pourrait augmenter ce montant de façon significative grâce aux crédits de retard. La prestation de conjoint, quant à elle, resterait plafonnée à 50 % du montant de la retraite complète du bénéficiaire principal—créant une asymétrie que les couples ont appris à gérer.
Le changement de politique et son impact
Lorsque le Congrès a adopté le Bipartisan Budget Act de 2015, les règles ont changé pour toute personne atteignant 62 ans après le 1er janvier 2016. Ce changement législatif a éliminé la possibilité d’utiliser la stratégie de prestations de conjoint de la sécurité sociale de la manière traditionnelle. La transition a été progressive—la faille est restée accessible pour ceux déjà « hérités » du dispositif, mais aucun nouveau retraité ne pouvait y accéder. En 2024, la dernière fenêtre s’est fermée.
L’impact a été significatif car les couples mariés ont perdu un outil de planification précieux. Sans cette faille, ils doivent désormais employer d’autres stratégies pour coordonner leurs décisions de réclamation et maximiser le total combiné de leurs prestations.
Nouvelles approches pour les couples mariés aujourd’hui
Puisque la faille des prestations de conjoint de la sécurité sociale n’existe plus, les couples mariés doivent recourir à des tactiques alternatives. Voici trois approches essentielles :
Planifiez votre stratégie de réclamation en collaboration
La base de la planification moderne de la sécurité sociale pour les couples mariés repose sur une coordination attentive. La sécurité sociale verse toujours la prestation la plus élevée : celle de l’individu ou celle du conjoint. Selon Matthew Allen, co-fondateur et directeur général de Social Security Advisors, « il est crucial pour les couples mariés de faire une planification de la sécurité sociale. »
Les couples devraient créer des comptes en ligne auprès de l’Administration de la sécurité sociale pour examiner les prestations estimées à différents âges de réclamation. Cela permet une prise de décision éclairée sur le conjoint qui doit réclamer en premier et quand le second doit déposer sa demande. La décision du moment devient plus critique que jamais, puisque les couples ne peuvent plus compter sur l’ancienne stratégie pour maximiser leurs versements combinés.
Comprenez le coût d’une réclamation trop précoce
L’une des décisions les plus importantes concerne le moment de commencer à percevoir. Bien que l’âge de la retraite à taux plein soit actuellement de 67 ans pour la majorité des travailleurs, il est possible de déposer une demande dès 62 ans. Cependant, ce choix entraîne une pénalité permanente. Déposer cinq ans plus tôt réduit la prestation d’environ 30 %.
Considérez ce scénario : si votre prestation de retraite complète est de 2 000 $ par mois à 67 ans, la réclamer à 62 réduirait ce montant à vie à 1 400 $. Cette pénalité ne s’applique pas seulement au principal revenu, mais aussi à leur conjoint. Lorsqu’un conjoint ayant un revenu moindre dépose sa demande à 62 ans, sa prestation de conjoint—qui est déjà limitée à 50 % du montant de la retraite complète du bénéficiaire principal—subit une réduction permanente. Cet effet cumulatif rend la réclamation précoce coûteuse pour de nombreux couples.
Reconnaître que attendre jusqu’à 70 ans n’est pas toujours optimal
Bien que l’attente pour réclamer la sécurité sociale augmente généralement le montant mensuel, l’âge optimal de réclamation varie selon le ménage. Retarder jusqu’à 70 ans maximise le montant de la prestation grâce aux crédits de retard accumulés, mais les prestations de conjoint fonctionnent selon des règles différentes.
Le montant maximal d’un conjoint est plafonné à 50 % de la prestation de retraite complète du bénéficiaire principal. Même si le principal revenu attend jusqu’à 70 ans, la part du conjoint reste plafonnée. Cette limite structurelle signifie que le conjoint secondaire pourrait trouver un âge de réclamation différent plus avantageux en fonction de l’espérance de vie, des besoins du ménage et d’autres facteurs. Les couples doivent évaluer si attendre jusqu’à 70 ans optimise réellement leur situation spécifique ou si réclamer à l’âge de la retraite à taux plein ou à un autre moment est plus judicieux.
Aller de l’avant sans la faille
La fin de la faille des prestations de conjoint de la sécurité sociale oblige les couples à être plus stratégiques que jamais. Sans cet outil de planification, la réussite dépend de la compréhension de l’impact de l’âge de réclamation sur les versements, de la reconnaissance des pénalités permanentes liées à une réclamation précoce, et de la prise en compte du fait que la prestation maximale du conjoint comporte des limites inhérentes. Collaborer avec un conseiller financier ou l’Administration de la sécurité sociale peut aider les couples à modéliser différents scénarios et à prendre des décisions alignées sur leurs objectifs de retraite.