La synthèse du premier trimestre coïncide avec la Semaine de l'emploi et l'incertitude sur la politique commerciale

Alors que nous dépassons la fin du T1, les acteurs du marché se préparent à ce que les professionnels de la finance décrivent comme un carrefour critique. Le dernier jour du premier trimestre marque plus qu’une étape calendaire : il annonce le début d’une saison de résultats majeure, accompagnée d’une série de données économiques clés qui façonneront le sentiment du marché pour les semaines à venir.

La Semaine de l’Emploi Apporte des Rapports Cruciaux sur l’Emploi

La semaine de trading début 2025 a livré ce que beaucoup qualifient de « programme complet » d’indicateurs du marché du travail. Les investisseurs s’appuient généralement sur plusieurs signaux d’emploi pour évaluer la santé économique globale. Le rapport JOLTS (Enquêtes sur les Offres d’Emploi et le Turnover du Marché du Travail), publié avec un décalage d’un mois, était attendu pour montrer 7,7 millions d’offres d’emploi, suggérant un marché du travail qui reste solide malgré des signes de refroidissement.

Les données sur l’emploi du secteur privé provenant de ADP étaient prévues pour atteindre 120 000 postes, représentant une augmentation mensuelle de plus de 40 000. Par ailleurs, le rapport Situation de l’Emploi du gouvernement devait indiquer une baisse des emplois non agricoles à 128 000 contre 151 000 le mois précédent. Les Demandes hebdomadaires d’allocations chômage restent parmi les indicateurs les plus stables de la résilience du marché du travail, bien que certains observateurs se demandent si de nouveaux vents contraires liés aux changements de politique pourraient commencer à apparaître dans les données.

La question clé pour les observateurs du marché : ces semaines finiront-elles par révéler des signes d’assouplissement du marché du travail susceptibles de modifier le calcul de la politique de la Réserve fédérale ?

Les Tarifs Douaniers Réorientent les Attentes du Marché

L’annonce que des tarifs douaniers seraient appliqués « à tous les pays » à partir du début avril a introduit une variable importante dans les calculs du marché. Ce que certains avaient auparavant interprété comme des tarifs ciblés sur des nations avec lesquelles les États-Unis maintiennent un déficit commercial est devenu plus clair comme une initiative politique plus large — potentiellement liée aux stratégies de financement des réductions d’impôts pour les entreprises.

Le marché avait déjà commencé à intégrer cette possibilité. Depuis ses sommets cinq semaines auparavant, le Nasdaq a chuté de près de 15 %, avec des actions de petites capitalisations qui ont encore mieux souffert. Le Russell 2000 a perdu plus de 19 % par rapport à ses sommets de fin novembre, tandis que le S&P 500 et le Dow Jones ont également enregistré des baisses significatives. Ce recul a peut-être été bénéfique pour les investisseurs en faisant baisser les valorisations avant la mise en œuvre, laissant ainsi une marge de rebond si les taux de tariffes réels s’avèrent moins sévères que dans les scénarios catastrophes.

La Saison des Résultats des Entreprises Prend de l’Importance

Parallèlement aux gros titres macroéconomiques, le cycle trimestriel des résultats a accentué l’intensité. PVH (société mère de Calvin Klein et Tommy Hilfiger) a publié ses résultats après la clôture, tandis que RH (anciennement Restoration Hardware) et Guess? ont présenté leurs chiffres en milieu de semaine. La semaine suivante a vu des rapports de Delta Air Lines, et le secteur bancaire majeur a entamé sa saison de divulgation avec JPMorgan et Wells Fargo, deux des plus grandes institutions financières du pays.

Ces rapports ont fourni un aperçu crucial de la santé des entreprises dans les secteurs du commerce de détail, de l’aviation et de la finance — industries directement affectées par les politiques tarifaires et les conditions du marché du travail.

Les Valorisations du Marché Risquent de Se Réinitialiser Face aux Vents Contraires

L’ajustement global du marché pourrait représenter une recalibration nécessaire plutôt qu’un signe d’alerte. En intégrant l’incertitude tarifaire avant la mise en œuvre en avril, les investisseurs ont obtenu ce que certains analystes du marché considéraient comme un résultat constructif : éviter une vente panique tout en conservant une flexibilité pour d’éventuelles surprises à la hausse. Le secteur technologique, qui porte le risque tarifaire le plus lourd en raison de son exposition à la chaîne d’approvisionnement, a subi le plus gros de la baisse, mais cela pourrait aussi avoir créé une opportunité pour les investisseurs réfléchis.

Alors que le T1 touchait à sa fin, la confluence des dynamiques saisonnières, des annonces politiques et des divulgations de résultats a créé un moment véritablement pivot pour les marchés financiers et l’économie dans son ensemble.

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