Veux-tu savoir, ce que sont réellement les ventes à découvert et comment elles fonctionnent en pratique ? Dans ce guide, nous expliquons la mécanique du Short Selling à travers des scénarios concrets et te montrons sur quoi tu dois faire attention.
La mécanique de base : comment fonctionne une vente à découvert ?
Les ventes à découvert sont une stratégie commerciale permettant aux investisseurs de profiter de la baisse des cours. Le principe est en réalité simple : tu empruntes un actif (par exemple une action), tu le vends immédiatement au prix du marché actuel, espérant une baisse du cours, puis tu le rachètes plus tard à un prix inférieur – pour le rendre ensuite.
Le déroulement typique d’un Short Selling est le suivant :
Emprunter une action auprès du broker
La vendre immédiatement au prix du marché actuel
La racheter à un prix inférieur après un certain temps
Rendre l’action empruntée au broker
Le profit résulte de la différence entre le prix de vente et le prix d’achat – moins tous les frais. Si la spéculation ne fonctionne pas, des pertes théoriquement illimitées peuvent survenir.
Scénario pratique 1 : gagner de l’argent avec la baisse des cours
Supposons que tu t’attendes à ce que l’action Apple baisse. Elle est actuellement cotée à 150 euros, et tu souhaites profiter de cette baisse.
Voici comment se déroule ta position courte :
Tu empruntes une action Apple chez ton broker et la vends immédiatement pour 150 euros. En réalité, le cours baisse dans les prochains jours à 140 euros – ton anticipation était correcte. Tu rachètes alors l’action sur le marché libre pour 140 euros et la rends au broker.
Ton gain (sans frais): 150 – 140 = 10 euros
Mais si le cours de l’action augmentait contre ton attente à 160 euros, ta perte serait : 160 – 150 = -10 euros. Dans le pire des cas, cela pourrait même atteindre 1 000 000 d’euros – ta perte serait alors théoriquement de -999 850 euros. C’est là que réside le risque principal du Short Selling : les pertes n’ont pas de limite supérieure.
Scénario pratique 2 : couverture – sécurisation de positions existantes
Une autre utilisation, moins risquée, des ventes à découvert est ce qu’on appelle le hedging. Cela te permet de couvrir des positions existantes.
Exemple pratique :
Tu possèdes déjà 1 action Apple à 150 euros et souhaites la conserver à long terme. À court terme, tu anticipes une baisse du cours. Pour minimiser ton risque, tu fais ce qui suit :
Tu empruntes une action Apple et la vends pour 150 euros
Le cours baisse comme prévu à 140 euros
Tu rachètes l’action pour 140 euros et la rends
Gain de la position courte : +10 euros
Parallèlement, ta position existante a perdu de la valeur, passant de 150 à 140 euros :
Perte sur ton portefeuille : -10 euros
Bilan global : +10 euros – 10 euros = 0 euro
Sans cette couverture, la baisse du cours t’aurait coûté -10 euros. Avec le Hedging, tu es complètement protégé. Si le cours avait plutôt augmenté à 160 euros, ta position courte t’aurait coûté -10 euros, tandis que ton portefeuille aurait gagné +10 euros – revenant à zéro. Ce concept fonctionne aussi avec des positions partielles (par exemple, shorting 0,5 actions pour une protection partielle).
Le coût du Short Selling
Théoriquement, le Short Selling paraît rentable. En réalité, plusieurs types de frais s’ajoutent :
Frais de transaction : chaque achat et vente coûte des commissions – pour le Short Selling, tu paies ces frais deux fois : lors de la vente de l’action empruntée et lors du rachat.
Frais d’emprunt : le broker demande une commission pour le prêt. Elle dépend de la disponibilité de l’action – les titres moins disponibles sont plus chers.
Intérêts sur la marge : lors du Short Selling, tu utilises souvent une marge (Fonds empruntés). Ces intérêts entraînent des coûts supplémentaires.
Égalisation des dividendes : si l’action shortée verse des dividendes pendant ta période d’emprunt, tu dois rembourser ces dividendes à l’emprunteur.
Ces coûts réduisent considérablement ta rentabilité et doivent être pris en compte avant chaque position courte.
Opportunités vs. risques du Short Selling
Ce qui parle en sa faveur :
La spéculation sur la baisse des cours permet
Des gains élevés grâce à l’effet de levier
Une couverture efficace par hedging
La diversification des stratégies de trading
Ce qui pose problème :
Pertes théoriquement illimitées
Structures de frais complexes et étendues
Haute complexité technique
Risques accrus avec le trading sur marge
Défis émotionnels liés à la pression psychologique
Conclusion : quand le Short Selling a-t-il du sens ?
Les ventes à découvert sont une arme à double tranchant. Pour la simple spéculation sur la baisse des prix, le profil de risque est souvent trop défavorable – pertes illimitées contre gains limités. Il faut ici de l’expérience et une gestion rigoureuse des risques.
Autrement, le hedging : le Short Selling peut être un outil précieux pour protéger ton portefeuille contre l’incertitude du marché. Ceux qui veulent gérer activement leurs positions trouvent dans le Short Selling un outil efficace – à condition d’intégrer de manière réaliste les frais et risques.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Comprendre la vente à découvert : de la spéculation sur les cours à la couverture des risques
Veux-tu savoir, ce que sont réellement les ventes à découvert et comment elles fonctionnent en pratique ? Dans ce guide, nous expliquons la mécanique du Short Selling à travers des scénarios concrets et te montrons sur quoi tu dois faire attention.
La mécanique de base : comment fonctionne une vente à découvert ?
Les ventes à découvert sont une stratégie commerciale permettant aux investisseurs de profiter de la baisse des cours. Le principe est en réalité simple : tu empruntes un actif (par exemple une action), tu le vends immédiatement au prix du marché actuel, espérant une baisse du cours, puis tu le rachètes plus tard à un prix inférieur – pour le rendre ensuite.
Le déroulement typique d’un Short Selling est le suivant :
Le profit résulte de la différence entre le prix de vente et le prix d’achat – moins tous les frais. Si la spéculation ne fonctionne pas, des pertes théoriquement illimitées peuvent survenir.
Scénario pratique 1 : gagner de l’argent avec la baisse des cours
Supposons que tu t’attendes à ce que l’action Apple baisse. Elle est actuellement cotée à 150 euros, et tu souhaites profiter de cette baisse.
Voici comment se déroule ta position courte :
Tu empruntes une action Apple chez ton broker et la vends immédiatement pour 150 euros. En réalité, le cours baisse dans les prochains jours à 140 euros – ton anticipation était correcte. Tu rachètes alors l’action sur le marché libre pour 140 euros et la rends au broker.
Ton gain (sans frais): 150 – 140 = 10 euros
Mais si le cours de l’action augmentait contre ton attente à 160 euros, ta perte serait : 160 – 150 = -10 euros. Dans le pire des cas, cela pourrait même atteindre 1 000 000 d’euros – ta perte serait alors théoriquement de -999 850 euros. C’est là que réside le risque principal du Short Selling : les pertes n’ont pas de limite supérieure.
Scénario pratique 2 : couverture – sécurisation de positions existantes
Une autre utilisation, moins risquée, des ventes à découvert est ce qu’on appelle le hedging. Cela te permet de couvrir des positions existantes.
Exemple pratique :
Tu possèdes déjà 1 action Apple à 150 euros et souhaites la conserver à long terme. À court terme, tu anticipes une baisse du cours. Pour minimiser ton risque, tu fais ce qui suit :
Parallèlement, ta position existante a perdu de la valeur, passant de 150 à 140 euros :
Bilan global : +10 euros – 10 euros = 0 euro
Sans cette couverture, la baisse du cours t’aurait coûté -10 euros. Avec le Hedging, tu es complètement protégé. Si le cours avait plutôt augmenté à 160 euros, ta position courte t’aurait coûté -10 euros, tandis que ton portefeuille aurait gagné +10 euros – revenant à zéro. Ce concept fonctionne aussi avec des positions partielles (par exemple, shorting 0,5 actions pour une protection partielle).
Le coût du Short Selling
Théoriquement, le Short Selling paraît rentable. En réalité, plusieurs types de frais s’ajoutent :
Frais de transaction : chaque achat et vente coûte des commissions – pour le Short Selling, tu paies ces frais deux fois : lors de la vente de l’action empruntée et lors du rachat.
Frais d’emprunt : le broker demande une commission pour le prêt. Elle dépend de la disponibilité de l’action – les titres moins disponibles sont plus chers.
Intérêts sur la marge : lors du Short Selling, tu utilises souvent une marge (Fonds empruntés). Ces intérêts entraînent des coûts supplémentaires.
Égalisation des dividendes : si l’action shortée verse des dividendes pendant ta période d’emprunt, tu dois rembourser ces dividendes à l’emprunteur.
Ces coûts réduisent considérablement ta rentabilité et doivent être pris en compte avant chaque position courte.
Opportunités vs. risques du Short Selling
Ce qui parle en sa faveur :
Ce qui pose problème :
Conclusion : quand le Short Selling a-t-il du sens ?
Les ventes à découvert sont une arme à double tranchant. Pour la simple spéculation sur la baisse des prix, le profil de risque est souvent trop défavorable – pertes illimitées contre gains limités. Il faut ici de l’expérience et une gestion rigoureuse des risques.
Autrement, le hedging : le Short Selling peut être un outil précieux pour protéger ton portefeuille contre l’incertitude du marché. Ceux qui veulent gérer activement leurs positions trouvent dans le Short Selling un outil efficace – à condition d’intégrer de manière réaliste les frais et risques.