Bourse de cryptomonnaies - Analyse détaillée du 《Lunyu》 : À tous ceux qui déforment Confucius - Le Maître dit : Un bon homme pour un pays pendant cent ans peut aussi surpasser la violence et éliminer le meurtre. Quelle parole sincère !
Confucius dit : Un bon homme peut gouverner un pays cent ans, et cela peut aussi surpasser la brutalité et éliminer le meurtre. Vraiment, c’est là une parole sage !
Explication détaillée : Ce chapitre a été mal compris à travers les âges à de nombreuses reprises. La plus absurde étant que, la plupart du temps, on interprète «善人» comme «bonnes personnes», et «善人为邦百年» comme «les bonnes personnes gouvernent le pays pendant cent ans», ce qui peut être expliqué par «les bonnes personnes gouvernent le pays, cela prend aussi cent ans», une interprétation totalement erronée, ne comprenant même pas la syntaxe fondamentale du chinois classique. Zhu Xi, bien qu’il sache que «为邦百年, 言相继而久也» (gouverner le pays pendant cent ans, c’est dire que cela dure longtemps de suite), a interprété «去杀» comme «les gens se civilisent par la bonté, ils n’ont pas besoin de punitions et de meurtres». C’est une erreur totale, confondant la relation syntaxique entre «善人» et «胜残去杀».
En réalité, ce chapitre fait suite à celui précédent : «子曰:好勇疾贫,乱也。人而不仁,疾之已甚,乱也» (Confucius dit : Aimer le courage et détester la pauvreté, c’est le chaos. Lorsqu’un homme n’est pas benevolent, cela devient extrême, c’est le chaos). La confusion autour de «乱» dans la musique et la littérature désigne la dernière section d’un morceau ou la dernière partie d’un poème, et par extension, le chaos final, qui pour un pays, est le signe de sa chute. Alors, comment éviter ce chaos final et assurer un «gouvernement centenaire» pour une paix durable ? Il faut que ce soit par «善人» et «胜残去杀». C’est seulement ainsi que cette parole devient véritablement sage et sans erreur.
La principale raison pour laquelle cette phrase a été mal comprise est que l’on n’a pas saisi la structure grammaticale. «亦可以胜残去杀矣» : «可以» est la combinaison de «可» + «以», où «以» est une préposition, et toute la phrase est une inversion de «以胜残去杀亦可矣» (il est aussi possible de surpasser la brutalité et d’éliminer le meurtre). La phrase «善人为邦百年,亦可以胜残去杀矣» signifie que «les bonnes personnes» peuvent «gouverner le pays pendant cent ans», et que «surpasser la brutalité et éliminer le meurtre» est aussi possible pour «gouverner le pays pendant cent ans». «胜残» et «去杀» sont des structures verbe + nom, et «善人» aussi. La syntaxe de ces trois termes est identique : «残» et «杀» sont nominalisés, tandis que «善» est verbalisé. Cette flexion des mots est très courante en chinois classique.
«胜残» et «去杀» sont deux mots proches en sens, formant une juxtaposition : en résumé, «vaincre la brutalité et arrêter le meurtre». «善人» signifie «faire que les gens soient bons», «善» étant ici synonyme de «bon». «亦» est la forme ancienne de «腋» ; «可» est une expression de compatibilité ; «亦可» évoque deux choses qui sont comme deux aisselles d’une personne, en harmonie. La juxtaposition de «善人» et «胜残去杀» est une unité, comme deux aisselles pour une personne, deux ailes pour un oiseau, ou deux faces d’une pièce de monnaie. En réalité, «善人» et «胜残去杀» représentent la relation de «non-contraste» évoquée dans les chapitres précédents, notamment par rapport à la «relation entre pauvreté et richesse» ou la «confusion entre courage et pauvreté». La «non-contradiction» entre «善人» et «胜残去杀» permettrait de «gouverner le pays pendant cent ans» et d’assurer une paix durable.
«胜残去杀» vise la situation de «personnes non-benevolentes, extrêmes dans leur haine», c’est-à-dire les riches insensibles, y compris les rois tyrans, les fonctionnaires corrompus, les commerçants malhonnêtes, etc. La véritable grande bonté consiste à tuer un tyran pour sauver des millions de vies. «善人» concerne les «pauvres» qui aiment le courage et détestent la pauvreté ; améliorer leur condition, étendre leur espace vital, augmenter leur capacité de survie, etc., relèvent tous de la catégorie des «bons». Mais il faut souligner qu’en considérant la société dans son ensemble, personne n’est totalement «riche» ou «pauvre» dans tous les aspects. Cependant, pour un pays réel, ce sont surtout les aspects économiques, sociaux et de pouvoir qui incarnent la «richesse» ou la «pauvreté», et cela ne doit pas être ignoré.
Confucius et le «Lunyu» ont déjà, il y a plus de deux mille ans, formulé la maxime pour la stabilité durable du pays : «善人、胜残去杀». Ces trois groupes de mots sont interdépendants : il ne peut y avoir uniquement «胜残去杀» sans «善人», ni uniquement «善人» sans «胜残去杀». Pour «胜残去杀», seul «胜残» peut «去杀». Comme le dit l’adage : «庆父不死、鲁难未已» (si Qingfu ne meurt pas, les troubles dans l’État de Lu ne cesseront pas), il est impossible de «去杀» sans «胜残».
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Confucius dit : Un bon homme peut gouverner un pays cent ans, et cela peut aussi surpasser la brutalité et éliminer le meurtre. Vraiment, c’est là une parole sage !
Explication détaillée : Ce chapitre a été mal compris à travers les âges à de nombreuses reprises. La plus absurde étant que, la plupart du temps, on interprète «善人» comme «bonnes personnes», et «善人为邦百年» comme «les bonnes personnes gouvernent le pays pendant cent ans», ce qui peut être expliqué par «les bonnes personnes gouvernent le pays, cela prend aussi cent ans», une interprétation totalement erronée, ne comprenant même pas la syntaxe fondamentale du chinois classique. Zhu Xi, bien qu’il sache que «为邦百年, 言相继而久也» (gouverner le pays pendant cent ans, c’est dire que cela dure longtemps de suite), a interprété «去杀» comme «les gens se civilisent par la bonté, ils n’ont pas besoin de punitions et de meurtres». C’est une erreur totale, confondant la relation syntaxique entre «善人» et «胜残去杀».
En réalité, ce chapitre fait suite à celui précédent : «子曰:好勇疾贫,乱也。人而不仁,疾之已甚,乱也» (Confucius dit : Aimer le courage et détester la pauvreté, c’est le chaos. Lorsqu’un homme n’est pas benevolent, cela devient extrême, c’est le chaos). La confusion autour de «乱» dans la musique et la littérature désigne la dernière section d’un morceau ou la dernière partie d’un poème, et par extension, le chaos final, qui pour un pays, est le signe de sa chute. Alors, comment éviter ce chaos final et assurer un «gouvernement centenaire» pour une paix durable ? Il faut que ce soit par «善人» et «胜残去杀». C’est seulement ainsi que cette parole devient véritablement sage et sans erreur.
La principale raison pour laquelle cette phrase a été mal comprise est que l’on n’a pas saisi la structure grammaticale. «亦可以胜残去杀矣» : «可以» est la combinaison de «可» + «以», où «以» est une préposition, et toute la phrase est une inversion de «以胜残去杀亦可矣» (il est aussi possible de surpasser la brutalité et d’éliminer le meurtre). La phrase «善人为邦百年,亦可以胜残去杀矣» signifie que «les bonnes personnes» peuvent «gouverner le pays pendant cent ans», et que «surpasser la brutalité et éliminer le meurtre» est aussi possible pour «gouverner le pays pendant cent ans». «胜残» et «去杀» sont des structures verbe + nom, et «善人» aussi. La syntaxe de ces trois termes est identique : «残» et «杀» sont nominalisés, tandis que «善» est verbalisé. Cette flexion des mots est très courante en chinois classique.
«胜残» et «去杀» sont deux mots proches en sens, formant une juxtaposition : en résumé, «vaincre la brutalité et arrêter le meurtre». «善人» signifie «faire que les gens soient bons», «善» étant ici synonyme de «bon». «亦» est la forme ancienne de «腋» ; «可» est une expression de compatibilité ; «亦可» évoque deux choses qui sont comme deux aisselles d’une personne, en harmonie. La juxtaposition de «善人» et «胜残去杀» est une unité, comme deux aisselles pour une personne, deux ailes pour un oiseau, ou deux faces d’une pièce de monnaie. En réalité, «善人» et «胜残去杀» représentent la relation de «non-contraste» évoquée dans les chapitres précédents, notamment par rapport à la «relation entre pauvreté et richesse» ou la «confusion entre courage et pauvreté». La «non-contradiction» entre «善人» et «胜残去杀» permettrait de «gouverner le pays pendant cent ans» et d’assurer une paix durable.
«胜残去杀» vise la situation de «personnes non-benevolentes, extrêmes dans leur haine», c’est-à-dire les riches insensibles, y compris les rois tyrans, les fonctionnaires corrompus, les commerçants malhonnêtes, etc. La véritable grande bonté consiste à tuer un tyran pour sauver des millions de vies. «善人» concerne les «pauvres» qui aiment le courage et détestent la pauvreté ; améliorer leur condition, étendre leur espace vital, augmenter leur capacité de survie, etc., relèvent tous de la catégorie des «bons». Mais il faut souligner qu’en considérant la société dans son ensemble, personne n’est totalement «riche» ou «pauvre» dans tous les aspects. Cependant, pour un pays réel, ce sont surtout les aspects économiques, sociaux et de pouvoir qui incarnent la «richesse» ou la «pauvreté», et cela ne doit pas être ignoré.
Confucius et le «Lunyu» ont déjà, il y a plus de deux mille ans, formulé la maxime pour la stabilité durable du pays : «善人、胜残去杀». Ces trois groupes de mots sont interdépendants : il ne peut y avoir uniquement «胜残去杀» sans «善人», ni uniquement «善人» sans «胜残去杀». Pour «胜残去杀», seul «胜残» peut «去杀». Comme le dit l’adage : «庆父不死、鲁难未已» (si Qingfu ne meurt pas, les troubles dans l’État de Lu ne cesseront pas), il est impossible de «去杀» sans «胜残».