Crise monétaire mondiale : cartographier les systèmes monétaires les plus faibles du monde en 2024

La question de savoir quelle est la monnaie la moins chère au monde aujourd’hui révèle une histoire plus profonde sur l’inégalité économique mondiale et l’instabilité financière. Sur cinq continents, 50 nations sont confrontées à une dévaluation sévère de leur monnaie, reflétant des défis économiques systémiques allant de l’instabilité politique à l’hyperinflation.

L’extrême : Cas d’hyperinflation

Venezuela se présente comme l’exemple le plus dramatique, avec le Bolivar (VES) négocié à environ 4 000 815 pour un dollar américain. L’Iran suit avec son Rial (IRR) à environ 514 000 par dollar. La Livre syrienne (SYP) s’est effondrée à 15 000 par dollar, tandis que le Dinar irakien (IQD) se situe à 1 310 par dollar. Ces nations représentent la monnaie la moins chère au monde en chiffres absolus, en raison de troubles politiques, de sanctions et de mauvaise gestion monétaire.

La lutte en Asie du Sud et du Sud-Est

La région montre un schéma de dépréciation différent. Le Dong vietnamien (VND) s’échange à 24 000 par dollar, tandis que la Rupiah indonésienne (IDR) tourne autour de 14 985. La Roupie pakistanaise (PKR) atteint 290 par dollar, le Taka bangladais (BDT) est à 110, et la Roupie sri-lankaise (LKR) est à 320. Ces dépréciations reflètent des pressions inflationnistes continues et des charges de dette extérieure.

Nations africaines sous pression

À travers l’Afrique, plusieurs monnaies révèlent des vulnérabilités économiques structurelles. Le Shilling tanzanien (TZS) se négocie à 2 498 par dollar, le Shilling ougandais (UGX) à 3 806, tandis que le Kwacha zambien (ZMW) se situe à 20,5. La Shilling kényan (KES) atteint 148, la Naira nigériane (NGN) à 775, et le Shilling somalien (SOS) à 550. La Cedi ghanéenne (GHS) et la Livre égyptienne (EGP) à 12 et 31 respectivement montrent des pressions de dépréciation persistantes.

Défis en Amérique latine et dans les Caraïbes

Le Peso colombien (COP) s’échange à 3 915 par dollar, tandis que le Guarani paraguayen (PYG) est à 7 241. Dans les Caraïbes, la Gourde haïtienne (HTG) se négocie à 131 par dollar, le Córdoba nicaraguayen (NIO) à 36,5, et le Dollar surinamien (SRD) à 37. Ces chiffres illustrent comment la faiblesse monétaire s’étend à travers les Amériques.

Région d’Asie centrale et du Caucase

L’Uzbekistan, avec le Som (UZS), atteint 11 420 par dollar, le Somoni tadjik (TJS) à 11, et le Tenge kazakh (KZT) à 470. L’Armenie, avec le Dram (AMD), se négocie à 410, la Lari géorgienne (GEL) à 2,85, et le Som kirghize (KGS) à 89, ce qui reflète les interdépendances économiques régionales et la volatilité driven par les matières premières.

Cas de dépréciation modérée

Plusieurs nations connaissent une dévaluation plus modérée mais toujours significative. Le Rouble biélorusse (BYN) à 3,14, le Manat turkmène (TMT) à 3,5, le Leu moldave (MDL) à 18, et la Krona islandaise (ISK) à 136 représentent ce niveau intermédiaire. Le Peso philippin (PHP) à 57 et le Dollar fidjien (FJD) à 2,26 montrent des tendances similaires.

Causes profondes de la faiblesse monétaire

Ces tendances mondiales pointent vers des dénominateurs communs : instabilité politique, hyperinflation, accumulation de dettes extérieures et dépendance aux exportations de matières premières. Les pays soumis à des sanctions internationales, à des conflits civils ou à une mauvaise gestion de la politique monétaire connaissent les dévaluations les plus spectaculaires. La monnaie la moins chère au monde n’existe pas isolément mais comme un symptôme d’un dysfonctionnement systémique plus large.

Ce que cela signifie pour l’économie mondiale

La dévaluation monétaire affecte le pouvoir d’achat des citoyens, augmente le coût des importations et complique le commerce international. Pour les investisseurs et les traders, comprendre ces 50 monnaies les plus faibles offre un aperçu des économies confrontées aux défis les plus aigus. Les données reflètent un monde où la résilience économique reste profondément inégale, avec les citoyens de ces nations supportant souvent le plus lourd des coûts de l’instabilité financière.

La trajectoire de ces monnaies dépendra de la mise en œuvre de réformes structurelles, du rétablissement de la stabilité politique et du contrôle de l’inflation dans les années à venir.

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